Le PER de BNP Paribas ne se résilie pas : comme tout plan d'épargne retraite, il est bloqué jusqu'à la retraite, hors six cas de déblocage prévus par la loi. Ce qui est possible, c'est le transfert vers un autre gestionnaire : au plus 1 % de frais avant cinq ans de détention, plus rien ensuite, et aucune imposition au passage.
On dit « résilier », il s'agit d'un transfert — et cette différence de vocabulaire change les frais, les délais et ce qui est juridiquement possible. Une lettre de résiliation, même en recommandé, ne peut produire aucun effet sur un PER. Le cadre complet est sur notre page résilier un PER : ce qu'on ne vous dit pas.
Vos options réelles
- Attendre la retraite : sortie en capital, en rente, ou les deux.
- Le déblocage anticipé, uniquement dans les six cas de l'article L.224-4 du Code monétaire et financier : acquisition de la résidence principale, invalidité de 2ᵉ ou 3ᵉ catégorie, décès du conjoint ou partenaire de PACS, expiration des droits au chômage, surendettement, liquidation judiciaire d'une activité non salariée.
- Le transfert vers le PER de votre choix, sans conséquence fiscale.
Les frais de votre contrat
Nous ne publions pas ici de tableau de frais : ils varient selon la génération du contrat, et un chiffre exact un jour peut être périmé le lendemain. Le document qui fait foi est le vôtre — le tableau des frais figure dans la notice de votre contrat et sur votre relevé annuel. Si vous ne le retrouvez pas, demandez-le par écrit : l'assureur est tenu de vous le communiquer. C'est ce document que nous analysons quand vous nous l'envoyez.
Un ordre de grandeur pour le lire : sur un PER, un écart de frais de gestion de 0,3 % représente 300 € par an pour 100 000 € d'encours, chaque année, parfois pendant vingt ans. Surveillez aussi les frais prélevés sur chaque versement : ceux-là ne se rattrapent jamais.
La procédure de transfert
C'est le nouveau gestionnaire qui pilote : vous signez la demande de transfert chez lui, il réclame les fonds à Cardif. Vous n'avez aucun courrier de « résiliation » à envoyer à BNP Paribas. Comptez plusieurs semaines, comme chez la plupart des assureurs.
Les plafonds légaux, identiques partout : 1 % de l'encours au maximum si le PER a moins de cinq ans, zéro frais ensuite ; pour un ancien Madelin, PERP ou article 83, 1 % au maximum avant dix ans de détention (plafond ramené de 5 % à 1 % le 24 octobre 2024), rien après.
Les cas où il vaut mieux ne pas bouger
1. Votre retraite est proche. À moins de cinq ans de la liquidation, frais de transfert et délai de traitement — parfois deux mois — absorbent souvent le gain espéré sur les frais de gestion.
2. Votre PER a moins de cinq ans. Jusqu'à 1 % de frais avant cinq ans, zéro après : quand l'échéance approche, attendre est souvent la meilleure décision.
3. Votre ancien contrat retraite (Madelin, PERP, article 83) a moins de dix ans. Même mécanique, seuil à dix ans — la date d'ouverture figure sur votre relevé annuel.
4. Votre encours est modeste. En dessous d'environ 50 000 €, un écart de frais de 0,3 % représente 150 € par an : les démarches ne se justifient pas.
Beauvoisine Patrimoine est un cabinet de conseil en gestion de patrimoine. Nous ne sommes ni avocat, ni notaire, ni conseiller de BNP Paribas ou de Cardif.
Savoir ce que votre contrat vous coûte
Envoyez-nous votre relevé annuel. Nous vous disons, en euros et non en pourcentage, ce que votre contrat vous coûte chaque année. C'est un calcul, pas une recommandation : nous vous donnons le chiffre, vous décidez ensuite.
Ce calcul n'a d'intérêt qu'à partir d'environ 50 000 € d'encours. En dessous, l'écart de frais se compte en dizaines d'euros par an et ne justifie pas de bouger — nous vous le dirons.
Attention
Le formulaire de contact ne prend pas de pièce jointe — c'est voulu, il ne stocke rien sur nos serveurs. Écrivez-nous d'abord : vous pourrez ensuite nous transmettre votre relevé par simple retour d'e-mail.



