Les plus-values mobilières correspondent aux gains réalisés lors de la vente de titres (actions, obligations, OPCVM/ETF, parts de SICAV), détenus sur un compte-titres ordinaire (CTO) ou dans certaines enveloppes (hors cas spécifiques).
La plus-value = prix de vente – prix d'achat – frais (courtage, droits d'entrée/sortie). Les frais sont déductibles du calcul du gain.
Exemple
Achat 100 actions à 50 € = 5 000 €. Frais 10 €. Revente à 62 € = 6 200 €. Frais 10 €. Plus-value brute : 6 200 – 5 000 – 20 = 1 180 €.
Quel est le régime par défaut avec le PFU à 31,4 % ?
Par défaut, vos plus-values sont taxées au PFU : 12,8 % d'impôt sur le revenu + 18,6 % de prélèvements sociaux = 31,4 % au total (depuis le 1ᵉʳ janvier 2026). Il n'y a pas d'abattement pour durée de détention sous PFU. La CSG n'est pas déductible l'année suivante dans ce cadre. Pour mieux comprendre ces notions, consultez notre lexique fiscal complet.
Bon à savoir
Quand opter pour le barème progressif de l'impôt sur le revenu ?
Vous pouvez renoncer au PFU et choisir le barème. Intérêt possible si votre taux marginal est faible ou si vous bénéficiez d'abattements « historiques » : pour les titres acquis avant 2018, abattement de 50 % entre 2 et 8 ans de détention, 65 % au-delà. Pour les PME de moins de 10 ans à l'acquisition (avant 2018), abattement renforcé : 50 % après 1 an, 65 % après 4 ans, 85 % après 8 ans. Sous barème, 6,8 % de CSG est déductible du revenu imposable l'année suivante. Ce type d'abattement figure parmi les dispositifs détaillés dans notre panorama des niches fiscales.
Attention
Comment compenser gains et pertes sur titres ?
Les moins-values se compensent avec les plus-values de même nature de l'année. Le solde négatif est reportable sur les 10 années suivantes. La compensation n'est pas possible avec les intérêts/dividendes.
Exemple
Moins-value 2023 : –2 500 €. Plus-value 2025 : +6 000 €. Base taxable 2025 après imputation : 3 500 €.
Quelles sont les particularités du PEA ?
Sur un PEA, les gains (plus-values et revenus) sont exonérés d'impôt sur le revenu après 5 ans de détention. Les prélèvements sociaux de 18,6 % restent dus au moment d'un retrait. Avant 5 ans, un retrait entraîne l'imposition (PFU par défaut) et des contraintes de plan. Pour estimer la performance de votre plan, utilisez notre simulateur PEA en ligne.
Avantage fiscal
Le choix entre PFU et barème, la stratégie de compensation des moins-values ou l'arbitrage entre enveloppes dépendent de votre situation personnelle. Connaître votre profil d'investisseur est essentiel pour prendre les bonnes décisions. Par ailleurs, si vous percevez des revenus de source étrangère, la fiscalité des impatriés peut modifier sensiblement le traitement de vos plus-values. Les salariés ayant reçu des indemnités liées à la cession de titres doivent également vérifier les règles applicables pour déclarer leurs indemnités aux impôts. Enfin, placer une partie de vos gains sur un LDDS peut constituer un complément d'épargne défiscalisée.
Vous souhaitez optimiser la fiscalité de vos plus-values mobilières ? Contactez nos conseillers pour un accompagnement personnalisé.
Dirigeant de PME partant à la retraite : l'abattement de 500 000 €
Si vous cédez les titres de votre PME à l'occasion de votre départ en retraite, un abattement fixe de 500 000 € s'applique sur la plus-value (article 150-0 D ter du CGI), pour les cessions réalisées jusqu'au 31 décembre 2031. Deux limites à connaître : il ne joue que sur l'impôt sur le revenu — les prélèvements sociaux de 18,6 % restent dus sur la totalité de la plus-value — et il ne se cumule pas avec les abattements pour durée de détention. Les conditions (fonctions de direction, cessation, départ en retraite dans les deux ans…) méritent une préparation sérieuse : voyez notre guide vendre son entreprise.
Très hauts revenus : la contribution différentielle (CDHR)
Depuis 2025, les foyers dont le revenu fiscal de référence dépasse 250 000 € (personne seule) ou 500 000 € (couple) sont soumis à une imposition minimale de 20 % sur leurs revenus, la contribution différentielle sur les hauts revenus. Concrètement, pour les contribuables concernés, le taux effectif sur les plus-values peut dépasser le PFU. À intégrer dans tout calcul de cession importante — et une raison de plus d'étaler certaines opérations.
Questions fréquentes
Quel est le taux d'imposition des plus-values mobilières ?
31,4 % par défaut depuis le 1ᵉʳ janvier 2026 : 12,8 % d'impôt sur le revenu et 18,6 % de prélèvements sociaux (LFSS 2026). L'option pour le barème progressif reste possible.
Quand choisir le barème plutôt que le PFU ?
Si votre tranche marginale est basse (0 % ou 11 %), ou si vos titres acquis avant 2018 ouvrent droit aux abattements pour durée de détention (50 % entre 2 et 8 ans, 65 % au-delà) — ces abattements n'existent pas sous le PFU, et ils ne jouent que sur l'impôt, pas sur les prélèvements sociaux.
Comment utiliser ses moins-values ?
Elles s'imputent sur les plus-values de même nature de l'année, et le solde négatif se reporte pendant 10 ans. Vendre à perte un titre sans avenir l'année d'une belle plus-value est le geste fiscal le plus simple qui existe.
Quel avantage pour un dirigeant partant à la retraite ?
Un abattement fixe de 500 000 € sur la plus-value de cession de sa PME (article 150-0 D ter), pour les cessions réalisées jusqu'au 31 décembre 2031 — sur l'impôt sur le revenu seulement, les prélèvements sociaux de 18,6 % restant dus.



