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Prêt à taux zéro (PTZ) : guide complet des conditions et montants

Le prêt à taux zéro (PTZ) est un prêt immobilier sans intérêts, réservé aux primo-accédants sous conditions de revenus, pour financer une partie de l'achat de la résidence principale. Ce dispositif constitue un levier majeur pour réduire le coût global de votre crédit immobilier.

Depuis le 1er avril 2025, il s'applique à tous les logements neufs (appartements et maisons) partout en France, et à l'ancien avec travaux en zones B2 et C, jusqu'au 31 décembre 2027.

Qui peut bénéficier du PTZ ?

Vous devez être primo-accédant. Cela signifie ne pas avoir été propriétaire de votre résidence principale au cours des 2 dernières années. Des exceptions existent (invalidité, catastrophe, etc.).

Vos revenus ne doivent pas dépasser un plafond qui dépend de la zone (A, A bis, B1, B2, C) et du nombre d'occupants. Le revenu pris en compte est votre revenu fiscal de référence N-2.

Bon à savoir

Le PTZ est distribué uniquement par des banques ayant signé une convention avec l'État. Une banque peut refuser un PTZ même si vous remplissez les conditions. N'hésitez pas à solliciter un conseiller en gestion de patrimoine pour optimiser votre dossier.

Quels sont les plafonds de revenus à ne pas dépasser ?

Tableau indicatif (revenus annuels, en €) :

Nombre de personnesZone A / A bisZone B1Zone B2Zone C
149 00034 50031 50028 500
273 50051 75047 25042 750
388 20062 10056 70051 300
4102 90072 45066 15059 850
5117 60082 80075 60068 400

Attention

Ces plafonds s'appliquent par foyer et par projet. Un léger dépassement vous rend non éligible, même si votre banque accepte le prêt principal.

Quels logements sont éligibles et dans quelles zones ?

  • Logement neuf : appartements et maisons individuelles, partout en France depuis le 01/04/2025.
  • Logement ancien avec travaux : uniquement en zones B2 et C. Les travaux doivent représenter au moins 25 % du coût total de l'opération et améliorer la performance énergétique.
  • Logement social occupé par le locataire, BRS (bail réel solidaire), PSLA (location-accession) : éligibles, sous conditions spécifiques.

Exemple
Vous achetez une maison neuve en zone C pour 240 000 €. Vous êtes 3 occupants et respectez le plafond de revenus. Le PTZ est possible depuis avril 2025, alors qu'avant il était concentré sur l'habitat collectif en zones tendues.

Pensez également à protéger votre investissement avec une assurance emprunteur adaptée, qui sécurise le remboursement de l'ensemble de vos prêts en cas d'aléa de la vie.

Quel montant maximum pouvez-vous obtenir à taux zéro ?

Le PTZ finance une quotité (pourcentage) du coût d'opération retenu (plafonné par zone et taille du foyer). Deux paramètres comptent donc :

  1. le plafond de coût d'opération retenu,
  2. la quotité applicable à votre tranche de revenus.

Pour estimer précisément le montant de votre PTZ et le combiner avec votre prêt principal, utilisez notre simulateur de crédit immobilier gratuit.

Quels sont les plafonds de coût d'opération retenus ?

OccupantsZone AZone B1Zone B2Zone C
1150 000135 000110 000100 000
2225 000202 500165 000150 000
3270 000243 000198 000180 000
4315 000283 500231 000210 000
≥ 5360 000324 000264 000240 000

Bon à savoir

Le montant de PTZ ne peut pas dépasser le total des autres prêts d'une durée > 2 ans qui financent votre opération. En pratique, votre PTZ doit être « adossé » à un prêt principal suffisant.

Quelles quotités s'appliquent selon vos revenus ?

La quotité dépend de votre tranche de revenus (déterminée via un barème par zone). À titre indicatif :

  • Appartements neufs et ancien avec travaux : 50 % (tranche 1), 40 % (tranche 2 et 3), 20 % (tranche 4).
  • Maisons neuves : 30 % (tranche 1), 20 % (tranche 2 et 3), 10 % (tranche 4).

Exemple
Couple avec 2 enfants (4 personnes) en zone B1. Prix d'un appartement neuf : 300 000 €.
Plafond de coût retenu (4 pers., B1) : 283 500 €.
Si vous êtes en tranche 1, quotité 50 % → PTZ 141 750 € (soit 50 % de 283 500).
Si vous êtes en tranche 4, quotité 20 % → PTZ 56 700 €.

Exemple
Personne seule en zone C achète un ancien avec travaux pour 160 000 €, dont 40 000 € de travaux (25 %).
Plafond de coût retenu (1 pers., C) : 100 000 €.
En tranche 2 (quotité 40 %), PTZ = 40 000 €. Le coût au-delà du plafond est financé par le prêt classique et l'apport.

Attention

Le PTZ maximum théorique peut atteindre 180 000 € : 360 000 € (plafond de coût en zone A pour ≥5 personnes) × 50 % (quotité tranche 1). C'est un plafond théorique : en pratique, il dépend aussi de votre tranche et de votre plan de financement.

Comment sont fixées la durée et le différé de remboursement ?

La durée totale s'étale généralement de 20 à 25 ans. Selon votre tranche, vous pouvez bénéficier d'un différé total (vous ne remboursez pas le PTZ pendant une période initiale), puis d'une phase de remboursement effectif.

TrancheCapital différéPériode 1 (différé)Période 2 (remboursement)
1100 %10 ans15 ans
2100 %8 ans12 ans
3100 %2 ans13 ans
40 %10 ans/

Attention

Un long différé allège vos mensualités au départ, mais augmente celles de la seconde période. Anticipez votre trajectoire de revenus (naissance, mobilité, retraite…). Si vous êtes fonctionnaire, un PER adapté à votre statut peut compléter votre stratégie patrimoniale à long terme.

Pour les futurs retraités, il est judicieux d'anticiper l'impact du différé sur vos revenus futurs. Notre simulateur de pension de retraite vous aide à y voir plus clair.

Quelles obligations d'occupation et quels cas particuliers faut-il connaître ?

  • Le logement doit devenir votre résidence principale (occupation ≥ 8 mois/an), au plus tard 1 an après l'achat ou la fin des travaux (sauf cas particuliers ou départ en retraite sous 6 ans).
  • La mise en location est encadrée et dépend de la date d'obtention du PTZ et de situations spécifiques (mobilité professionnelle, etc.).
  • En cas de revente avant la fin du prêt, vous devez en principe rembourser le capital restant dû du PTZ à la vente. Dans certains cas, un transfert du PTZ vers une nouvelle résidence principale peut être étudié par la banque.

Bon à savoir

Le remboursement anticipé d'un PTZ est sans pénalité, mais il n'apporte pas d'économies d'intérêts (taux 0 %). L'intérêt de rembourser dépend donc surtout de votre gestion de trésorerie et de votre taux sur le prêt principal.

Si vous envisagez de transmettre votre bien à vos proches à terme, découvrez les mécanismes d'usufruit et nue-propriété ou utilisez notre simulateur de donation pour anticiper les aspects fiscaux.

Vous souhaitez savoir si vous êtes éligible au PTZ et optimiser votre plan de financement ? Les experts de Beauvoisine Patrimoine vous accompagnent dans la structuration de votre projet immobilier et la sélection des meilleurs dispositifs. Dirigeants ou salariés, chaque situation mérite une approche sur mesure.

Questions fréquentes

Qui a droit au PTZ ?

Les primo-accédants — ne pas avoir été propriétaire de sa résidence principale au cours des 2 dernières années — sous plafonds de revenus (revenu fiscal de référence N-2), pour financer leur résidence principale. Le dispositif court jusqu'au 31 décembre 2027.

Quels logements sont éligibles ?

Depuis le 1ᵉʳ avril 2025 : tous les logements neufs, appartements comme maisons, partout en France. L'ancien reste éligible uniquement en zones B2 et C, avec au moins 25 % de travaux d'amélioration énergétique.

Quel montant peut-on obtenir ?

Jusqu'à 50 % du coût de l'opération pour un appartement neuf (tranche 1 de revenus), 30 % pour une maison neuve, 20 % dans l'ancien avec travaux — le coût étant retenu dans la limite de plafonds par zone et taille du foyer (par exemple 283 500 € pour 4 personnes en zone B1).

Comment se rembourse un PTZ ?

Sans intérêts, sur 20 à 25 ans en général, avec selon votre tranche de revenus un différé total : pendant la période initiale, vous ne remboursez que le prêt principal — le PTZ attend.

Le PTZ finance-t-il tout l'achat ?

Non : c'est un prêt complémentaire, obligatoirement adossé à un prêt principal. Il réduit le coût total du crédit, il ne remplace ni l'apport ni le prêt bancaire.

Écrit par Valentin Papet

Conseiller en gestion de patrimoine (CIF, COA — ORIAS n° 25008014), fondateur de Beauvoisine Patrimoine. Intervenant dans des formations de master en gestion de patrimoine et auteur de « Indemnisation & Patrimoine ».

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