Découvrez notre vidéo de présentation de la certification AMF, en espérant qu’elle puisse vous aider à y voir plus clair !
La certification AMF est une accréditation officielle délivrée par l’autorité des marchés financiers. C’est une certification qui se fait par le passage d’un QCM et qui est valable à vie.
Le taux de réussite moyen à l’examen est de 66%
Comment obtenir la certification AMF ?
Comment se passe l’examen AMF ?
L’examen AMF se présente sous la forme d’un QCM de 120 questions à sous formes de questions à choix unique :
- Une seule bonne réponse parmis 3 propositions.
- Pas de points négatifs donc il vaut mieux répondre à tout, même au pif, plutôt que de laisser des blancs
- Pas de retour en arrière possible
Sur les 120 questions, on retrouve 2 catégories de questions qui ne se compensent pas :
- 33 questions de type règlementaire (Type A) où il faut minimum 80% de réussite
- 87 questions de type culture financière (Type C)où il faut minimum 80% de réussite
Vous avez un temps limité de 2 heures pour y répondre mais les candidats mettent en moyenne moins d’une heure. Le temps n’est pas le facteur limitant de l’examen.

L’examen se fait via un organisme de formation agréé par l’AMF, ce n’est pas directement l’AMF qui l’organise. Il peut être réalisé en présentiel ou en distanciel. Dans tous les cas l’examen se fait sur ordinateur. Après l’examen, vous recevez les résultats et votre certificat sous 24 à 48h.
Exemple de questions à l’examen AMF
Comment s’inscrire à l’examen de certification AMF ?
Pour s’inscrire, il faut impérativement passer par l’un des organismes certifiés par l’AMF. Concrètement, cela signifie que vous ne vous inscrivez pas auprès de l’AMF elle-même, mais via un prestataire habilité (par exemple, des écoles comme le CNAM, des organismes privés de formation en finance, etc.). La liste de ces organismes est publique sur le site de l’AMF. En pratique, la démarche ressemble à n’importe quelle inscription à un examen professionnel : vous choisissez une date et un lieu de session parmi celles proposées, vous remplissez un formulaire en ligne et vous payez les frais d’examen.
Astuce : Comparez les offres des différents organismes. Certains proposent des packs “formation + examen”, d’autres simplement l’inscription à l’examen. Les tarifs et les modalités (présentiel ou en ligne, fréquence des sessions, support de cours fourni ou non) peuvent varier. Par exemple, le CNAM organise quelques sessions par mois sur Paris, tandis que d’autres organismes comme First Finance offrent des sessions presque toutes les semaines. Choisissez ce qui correspond le mieux à votre planning et à votre budget. Attention : si vous souhaitez passer l’examen à distance, certains organismes ne le permette pas, renseignez-vous bien d’abord.
Si vous êtes étudiant, renseignez-vous également auprès de votre école ou université car de plus en plus d’établissements intègrent la certification AMF dans leur cursus ou ont des partenariats pour faire passer l’examen à tarif réduit aux étudiants. Passer l’examen pendant ses études peut souvent se faire à moindre coût (voire gratuitement si votre formation le finance), ce qui est intéressant.
Combien coûte la certification AMF ?
Il n’y a pas de tarif unique imposé pour passer l’examen AMF. Chaque organisme de formation fixe ses frais, ce qui fait que le coût peut varier selon l’endroit où vous passez la certification. À titre indicatif, l’examen seul (sans formation préparatoire) coûte généralement autour de 150 € pour un candidat individuel.
Bien sûr, si vous optez pour une formation complète + examen, le tarif sera plus élevé (quelques centaines d’euros en fonction de la durée de la formation). Pensez-y comme un investissement sur votre carrière, franchement ça vaut le coup.
Bon à savoir : certains organismes appliquent des frais si vous souhaitez repasser l’examen en cas d’échec, mais généralement vous paierez à chaque nouvelle tentative de toute façon. Renseignez-vous sur les éventuelles politiques de “repasse” (parfois un tarif réduit pour la 2ᵉ tentative) – même si on vous souhaite de l’avoir du premier coup, mieux vaut prévoir le plan B.
Quelles connaissances faut-il maîtriser pour l’examen AMF ?
Quels sont les thèmes du programme ?
Le programme officiel de l’examen AMF couvre un large éventail de sujets liés à la finance, découpés en 12 grands thèmes définis par l’AMF. Voici la liste de ces thèmes (accrochez-vous, c’est un peu technique, mais on va les expliciter) :
- Cadre institutionnel et réglementaire – Organisation générale des marchés financiers en France, en Europe et à l’international (qui sont les régulateurs comme l’AMF, l’ACPR, l’ESMA… et quels sont les textes de loi clés qui régissent la finance).
- Déontologie et conformité – Les règles de bonne conduite au sein des établissements financiers, les obligations déontologiques des professionnels (intégrité, primauté des intérêts du client, etc.) et l’organisation interne pour s’y conformer (codes de conduite, contrôle interne…).
- Sécurité financière – Tout ce qui touche à la lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme, la lutte contre la corruption, et le respect des embargos internationaux. En gros, comment s’assurer que la finance ne soit pas utilisée à des fins criminelles.
- Réglementation “Abus de marché” – Les lois contre le délit d’initié, la manipulation de cours, et plus généralement toutes les pratiques interdites visant à fausser le fonctionnement normal des marchés financiers.
- Commercialisation des instruments financiers – Les règles encadrant la vente de produits financiers : le démarchage bancaire et financier, la vente à distance, les obligations de conseil envers les clients (par exemple, s’assurer qu’un produit est adapté au client, devoir d’information, etc.).
- Relations avec les clients – Comment interagir avec la clientèle dans le respect des règles : gestion des conflits d’intérêts, transparence sur les frais, traitement des réclamations, connaissance client (notion de KYC – Know Your Customer, etc.). L’objectif est d’assurer une relation de confiance et équitable entre le professionnel et son client.
- Instruments financiers et crypto-actifs – Connaissance technique des produits financiers : actions, obligations, parts de fonds communs de placement, ETF & dérivés… sans oublier les cryptoactifs (eh oui, le programme s’est mis à jour avec le Bitcoin & co) et les risques associés à tous ces instrumentr. Il faut comprendre comment chaque instrument fonctionne, quels sont ses risques et ses potentiels rendements.
- Gestion collective pour compte de tiers – Le fonctionnement de la gestion d’actifs et des fonds d’investissement (SICAV, FCP, SCPI, etc.) : comment sont gérés collectivement les fonds de clients, quelle réglementation pour les sociétés de gestion, etc.
- Fonctionnement et organisation des marchés – Comment les marchés financiers (bourses) sont organisés et opèrent : les différents types de marchés (réglementés, OTC), le rôle des places boursières, des chambres de compensation, des dépositaires, etc.
- Post-marché et infrastructures de marché – Tout ce qui se passe après la transaction : le règlement-livraison des titres, la tenue de compte, les infrastructures comme Euroclear, les systèmes de paiement… En gros, la plomberie des marchés pour que les échanges se finalisent correctement. Attention : c’est l’une des parties les plus difficiles.
- Émissions et opérations sur titres – Les mécanismes d’émission de titres (introductions en bourse, augmentations de capital, émission d’obligations) et les opérations sur titres (dividendes, fusions/acquisitions, etc.), avec les implications pour les investisseurs.
- Notions comptables et financières de base – Les fondamentaux de la comptabilité et de l’analyse financière que tout professionnel de la finance se doit de connaître : lire un bilan, un compte de résultat, comprendre quelques ratios financiers, évaluer la performance d’un portefeuille, etc.
Ouf ! Ça fait beaucoup à digérer, n’est-ce pas ? Rassurez-vous, on n’attend pas de vous que vous deveniez expert absolu sur chaque sous-thème, mais il faut maîtriser les bases de chacun. Le but est que vous ayez une culture financière générale solide, ainsi que les connaissances indispensables pour ne pas faire d’impair dans le métier. D’ailleurs, les fameuses catégories de questions “A” et “C” dont on a parlé (indispensables vs. culture générale) sont liées à ces thèmes – certaines de ces thématiques sont jugées cruciales (catégorie A) et d’autres plus générales (catégorie C), mais vous devez de toute façon étudier l’ensemble du programme car vous ne savez pas à l’avance quelle question tombera dans quelle catégorie à l’examen.
Au passage, notez que la finance durable s’invite également dans le contenu de l’examen. Par exemple, dans les thèmes sur la déontologie et la réglementation, on peut vous interroger sur les obligations en matière d’ESG (critères Environnementaux, Sociaux et de Gouvernance) ou sur la notion d’investissement socialement responsable. L’AMF a même lancé un examen spécifique “AMF Finance durable” en 2022, non obligatoire mais témoignant de l’importance croissante de ce sujet. Donc, ne négligez pas les aspects de finance durable dans votre préparation, ils pourraient bien apparaître dans une question ou deux de l’examen général.
Pourquoi la certification AMF est-elle importante ?
Cette certification est obligatoire dans de nombreux métiers de la finance.
La certification AMF atteste que vous connaissez les règles du jeu financier : les lois et règlements qui encadrent la Bourse, les produits financiers (actions, obligations, etc.), la gestion des risques, l’éthique professionnelle… Pourquoi c’est important ? Parce que sans ces connaissances, difficile de conseiller efficacement un client fortuné ou de prendre des décisions d’investissement éclairées. La certification AMF garantit donc que les professionnels de la finance parlent tous le même langage et respectent les mêmes standards élevés, ce qui renforce la confiance dans le secteur.
Officiellement, cette certification a été mise en place pour assurer l’intégrité et la qualité du service financier. L’AMF veut s’assurer que tous les conseillers et intermédiaires financiers disposent des connaissances minimales pour protéger les épargnants et éviter les dérapages. Dit autrement, c’est une barrière à l’entrée positive : elle filtre les conseillers afin que le grand public ne tombe pas sur des incompétents ou des imprudents. Pour vous, en tant que futur professionnel, c’est un label de crédibilité. Avoir la certification AMF sur votre CV montre que vous avez bossé vos classiques de la finance et qu’on peut vous faire confiance pour gérer de l’argent selon les règles de l’art.
Du côté des clients (ou des employeurs), savoir que leur interlocuteur est certifié AMF est rassurant. C’est un peu comme voir un diplôme chez un médecin : cela inspire confiance. Et entre nous, cette confiance est essentielle quand on parle d’argent, surtout avec une clientèle aisée qui veut s’assurer que son conseiller connaît les ficelles pour optimiser son patrimoine et éviter les faux pas réglementaires.
(Infographie : on pourrait imaginer ici une infographie illustrant les bénéfices de la certification AMF, par exemple sous la forme d’un bouclier symbolisant la protection des investisseurs, d’une balance pour l’éthique, et d’un badge “Compétences validées” pour le professionnel.)
Pour quels métiers la certification AMF est-elle requise ?
Voici les principaux métiers et fonctions concernés par l’obligation de certification AMF :
- Conseiller en investissements financiers (CIF) ou les conseillers en gestion de patrimoine qui recommandent des placements à leurs clients doivent être certifiés.
- Prestataires de services d’investissement (banques, sociétés de gestion…) – notamment :
- les vendeurs (les personnes qui vendent des produits financiers aux clients),
- les gérants de portefeuille (ceux qui gèrent l’argent des clients en investissant sur les marchés),
- les traders/négociateurs qui passent des ordres en salle de marché,
- les analystes financiers qui font des recommandations d’investissement, ainsi que
- les responsables de la conformité (ceux qui s’assurent en interne que tout est en règle) et certains postes en back-office comme les responsables de la compensation et du post-marché
- Autres acteurs financiers – De manière générale, si vous travaillez pour le compte d’un prestataire de services d’investissement (par exemple une banque d’investissement ou une société de bourse), il y a de fortes chances qu’on vous demande cette certification pour toute fonction touchant de près ou de loin au conseil en investissement ou à la gestion d’actifs. Mieux vaut l’avoir pour évoluer vers des postes à responsabilité dans la finance.
Beaucoup d’étudiants en finance choisissent de la décrocher avant même de chercher du travail, histoire de booster leur CV et de montrer aux recruteurs qu’ils sont opérationnels tout de suite. C’est un plus non négligeable pour démarrer dans une banque privée, un cabinet de conseil patrimonial ou une société de gestion.
(Infographie : ce serait pertinent de représenter sous forme de schéma les différents métiers qui nécessitent la certification AMF. Par exemple une infographie en éventail avec chaque segment représentant un rôle : conseiller financier, gérant, trader, analyste, compliance, etc., avec une petite icône pour chaque.)
Conseils pratiques pour réussir la certification AMF
Comment bien se préparer à l’examen ?
Version “officielle” : L’AMF ne propose pas de formation elle-même, mais recommande aux candidats de bien couvrir l’intégralité du programme et de s’entraîner, notamment via les banques de questions disponibles. En clair, cela signifie qu’il faut se prendre en main et étudier sérieusement chaque thème, que ce soit en autoformation ou via une formation dédiée.
Version vulgarisée : Soyons directs, réussir l’AMF ne s’improvise pas la veille au soir. Il va falloir potasser un minimum ! Commencez par vous procurer un support de cours à jour couvrant le programme (beaucoup d’organismes offrent un livre ou un PDF “Kit AMF” très complet). Lisez-le attentivement et assurez-vous de comprendre chaque notion. Quand un concept vous paraît trop théorique, essayez de le relier à un cas pratique ou à l’actualité financière (par exemple, les règles sur les abus de marché : repensez à une affaire d’initié célèbre dans les news, ça rendra la règle plus concrète).
Ensuite, entraînez-vous. On ne le dira jamais assez : faites des QCM blancs. Beaucoup de plateformes en ligne ou d’organismes proposent des banques de questions pour vous entraîner, parfois plus de 2000 questions possibles couvrant tout le syllabus. Profitez-en ! Ça vous permettra de vous auto-évaluer, de repérer les thèmes sur lesquels vous êtes à l’aise et ceux qui nécessitent un petit effort supplémentaire. Et puis, se mettre en condition d’examen avec un minuteur de 2 heures et 120 questions, c’est le meilleur moyen de muscler votre gestion du temps et d’arriver le jour J sans stress.
Ne négligez aucun thème : certains thèmes sont plus intéressant que d’autres, mais le score de 80% devra être atteint dans tous les cas alors ne choisissez pas de faire l’impasse sur un thème.
Travaillez votre mémoire mais surtout votre logique : il y a pas mal de choses à apprendre par cœur (des pourcentages de seuil de déclaration de participation, des définitions d’infractions, etc.), mais ne faites pas que du par cœur bête et méchant. Essayez de comprendre le pourquoi des règles et surtout mettez vous à la place de l’AMF et du rédacteur de la question.
Enfin, si possible, participez à un groupe de révision ou à une formation. Le fait d’échanger avec d’autres candidats, de poser vos questions à un formateur, peut accélérer votre apprentissage.
Le jour J : astuces et erreurs à éviter
Le grand jour est arrivé, vous voilà devant votre examen AMF. Respirez un bon coup, vous avez fait le plus dur (la préparation). Maintenant, il s’agit de gérer votre épreuve intelligemment :
- Gestion du temps : Vous avez 120 minutes pour 120 questions, c’est mathématique. Vous ne pouvez pas revenir en arrière, vous devrez être sûre de chaque réponse. L’avantage de cet examen c’est que :
- soit vous savez et vous répondez en quelques secondes
- soit vous ne savez pas et faite preuve de logique et répondez en une minute
- Lecture attentive des énoncés : La plupart des erreurs que font les étudiants à la certification est de ne pas bien lire l’énoncé et par conséquent de répondre trop vite
- Pas de réponses blanches : On l’a dit, il n’y a pas de points négatifs pour mauvaise réponse. Donc il faut répondre à tout. Même si vous n’êtes pas sûr, tentez le coup. Un peu de logique éliminatoire suffit à dégager 1 ou 2 propositions absurdes et à augmenter vos chances de tomber juste.
Enfin, un dernier conseil tout simple : arrivez reposé et en avance. Ça semble basique, mais une bonne nuit de sommeil et arriver 15 minutes avant, ça fait la différence. Vous éviterez le pic de stress de dernière minute (la sueur froide parce qu’on ne trouve pas la salle ou qu’on craint d’être en retard, on s’en passe volontiers). Apportez de quoi vous hydrater pendant l’examen si c’est autorisé (une petite bouteille d’eau) et éventuellement de quoi grignoter si l’organisateur le permet et si vous avez besoin de sucre pour le cerveau. Un examen, c’est aussi une épreuve d’endurance mentale. Se concentrer pendant presque 1 heure à répondre à un QCM et être pleinement concentré, ça peut être très fatiguant.
Et surtout, gardez confiance en vous : vous avez bossé, vous êtes prêt. Dites-vous que des milliers de personnes l’ont réussi avant vous (plus de 130 000 candidats l’ont obtenue entre 2010 et 2024, ce n’est pas un club ultra-fermé !) – il n’y a pas de raison que vous n’y arriviez pas à votre tour.
