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Conseiller en gestion de patrimoine pour les experts-comptables

Vous maîtrisez les chiffres. Vous connaissez la fiscalité. Et pourtant, votre patrimoine personnel et familial peut devenir un vrai « dossier à part entière ».
Pourquoi ? Parce que votre situation est souvent hybride : revenus variables, arbitrages entre rémunération et dividendes, trésorerie pro, protection sociale à sécuriser, retraite à construire, et parfois un patrimoine immobilier déjà conséquent.

Un CGP n’est pas là pour « vous expliquer la vie ». Il est là pour structurer, prioriser et sécuriser vos décisions, avec une méthode, une traçabilité, et un suivi. C’est exactement le type d’accompagnement que propose Beauvoisine Patrimoine, en gestion de patrimoine, conseil en investissement financier et courtage en assurances.

Bon à savoir

Un expert-comptable peut être excellent techniquement… et manquer de temps pour appliquer la même rigueur à son propre patrimoine. L’enjeu n’est pas le savoir. C’est l’exécution et la cohérence dans le temps.

Quelles sont les spécificités patrimoniales les plus fréquentes chez les experts-comptables ?

Vous avez souvent plusieurs « couches » patrimoniales qui s’empilent :

  • Une activité professionnelle (BNC, SEL, SAS, holding éventuelle)
  • Une protection sociale à optimiser (prévoyance, invalidité, décès)
  • Une retraite à piloter (régimes obligatoires + capitalisation)
  • Un patrimoine financier (souvent concentré au départ)
  • Un patrimoine immobilier (résidence principale + locatif parfois)
  • Des objectifs familiaux (enfants, transmission, régime matrimonial)

Voici un tableau simple pour visualiser les sujets récurrents.

Sujet Ce que vous avez souvent Le risque typique Ce qu’un CGP peut cadrer
Revenus élevés mais irréguliers surconsommation fiscale ou sous-investissement budget, épargne cible, pilotage annuel
Statut libéral / dirigeant arbitrage rémunération/dividendes mal calibré scénarios chiffrés + coordination
Retraite “je m’en occupe plus tard” effort trop tardif, manque de visibilité stratégie PER + allocation long terme
Patrimoine financier parfois concentré biais “je connais, donc je maîtrise” diversification, risques, coûts
Protection souvent sous-optimisée accident de vie = chute de niveau de vie audit prévoyance/assurance
Transmission repoussée fiscalité subie, conflits familiaux stratégie progressive et documentée

Quels objectifs patrimoniaux reviennent le plus souvent dans un cabinet ?

En pratique, on retrouve souvent 6 objectifs, presque toujours en même temps :

  1. Réduire la pression fiscale sans « montage fragile »
  2. Construire une retraite lisible
  3. Protéger la famille et l’activité
  4. Diversifier hors du cabinet (et hors immobilier local)
  5. Investir sans y passer 10 heures par mois
  6. Préparer la transmission

Exemple simple : « Je gagne 120 000 € par an, je suis à 41% de tranche marginale. Si je place 20 000 € sur un PER déductible, l’économie d’impôt théorique peut atteindre 8 200 € (20 000 × 41%), hors effets secondaires et selon plafonds. »

Pourquoi le choix des enveloppes (PEA, assurance-vie, PER, CTO) change-t-il autant la donne ?

Parce qu’en France, la fiscalité dépend énormément du « contenant ».

Quelques repères utiles (valeurs usuelles, à vérifier chaque année car les barèmes évoluent) :

  • Prélèvements sociaux sur les revenus du capital : 17,2%
  • PFU (« flat tax ») sur intérêts/dividendes/plus-values (CTO) : 30% (12,8% + 17,2%)
  • Plafond PEA : 150 000 € de versements
  • Abattement annuel sur les rachats d’assurance-vie après 8 ans : 4 600 € (personne seule) ou 9 200 € (couple) sur la part de gains
  • Abattement assurance-vie en décès (versements avant 70 ans) : 152 500 € par bénéficiaire (règle la plus fréquente)
  • Abattement donation parent → enfant : 100 000 € par parent et par enfant, renouvelable tous les 15 ans (règle la plus fréquente)

Voici un tableau comparatif pour débutants.

Enveloppe Plafond Fiscalité (simplifiée) Points forts Limites / risques
CTO aucun souvent PFU 30% sur gains liberté totale fiscalité annuelle, psychologie
PEA 150 000 € gains exonérés d’IR après 5 ans (PS dus) efficace sur actions UE univers limité, risques actions
Assurance-vie aucun fiscalité modulée, abattement après 8 ans transmission, souplesse frais, supports à choisir
PER plafonné déduction à l’entrée possible, fiscalité à la sortie utile à TMI élevée argent moins liquide

Avantage fiscal

Quand votre tranche marginale est à 30%, 41% ou 45%, la déduction du PER devient souvent un levier puissant… si vous acceptez les règles de sortie et l’horizon long.

Comment arbitrer entre rémunération et dividendes sans se tromper de combat ?

C’est un sujet sensible, car il dépend du statut, du régime social, et de vos objectifs personnels (retraite, emprunt, protection).

Un repère simple :

  • Les dividendes passent souvent par le PFU 30% côté personne physique.
  • La rémunération coûte plus en charges, mais peut augmenter droits sociaux et capacité d’emprunt, et peut être plus « pilotable » selon la structure.

Illustration volontairement simplifiée : « Je sors 50 000 € en dividendes. Au PFU 30%, il resterait environ 35 000 € net (50 000 × 70%). »

Pourquoi l’assurance-vie reste-t-elle centrale même pour un profil « expert » ?

Parce qu’elle combine trois usages concrets :

  1. Investir à long terme (fonds euros + unités de compte)
  2. Sortir des revenus plus tard (rachats partiels)
  3. Organiser la transmission (clause bénéficiaire)

En 2023–2024, les rendements servis des fonds euros ont souvent été annoncés autour de 2% à 4% brut selon les contrats et conditions, avec des écarts importants. Ce n’est pas garanti, et ce n’est pas uniforme.

Exemple débutant : « Je place 100 000 € sur une assurance-vie. Je retire 10 000 € plus tard. Si la part de gains dans ce retrait est de 2 000 €, l’abattement annuel (4 600 € ou 9 200 €) peut, dans certains cas, neutraliser l’impôt sur ces gains. »

Le PEA et le CTO sont-ils encore utiles quand on a déjà une forte fiscalité ?

Oui, mais pas pour les mêmes raisons.

  • Le PEA sert souvent de « moteur actions long terme » (avec un cadre fiscal favorable après 5 ans, hors prélèvements sociaux).
  • Le CTO sert à tout le reste : ETF monde, obligations, monétaire, actions hors UE, stratégies plus flexibles.

Le PER est-il adapté à votre situation d’expert-comptable ?

Le PER a deux visages :

  • Excellent pour lisser votre fiscalité si votre TMI est élevée et que vos plafonds le permettent
  • Frustrant si vous avez besoin de disponibilité (l’argent est en grande partie « bloqué » jusqu’à la retraite, sauf cas de déblocage)

Le plafond de déduction dépend de vos revenus et de règles liées notamment au PASS (Plafond Annuel de la Sécurité sociale). À titre d’ordre de grandeur, le PASS 2024 était de 46 368 €, et de nombreux calculs de plafonds se font sur une base « jusqu’à 8 PASS ». Pour les indépendants, les règles spécifiques du PER pour les indépendants méritent une attention particulière.

Exemple pédagogique : « Si je verse 15 000 € sur un PER et que ma tranche marginale est 30%, l’économie d’impôt théorique peut atteindre 4 500 € (15 000 × 30%), sous réserve de plafonds disponibles. »

Quels risques et biais sont fréquents chez les experts-comptables investisseurs ?

Trois biais reviennent souvent :

  • Le biais de contrôle : « je comprends, donc je maîtrise » (alors que le marché reste incertain)
  • La concentration : trop de patrimoine dans le cabinet, dans l’immobilier local, ou sur 2–3 lignes
  • Le coût invisible : frais empilés (gestion, arbitrage, supports, enveloppes) qui érodent le rendement à long terme

Comment Beauvoisine Patrimoine peut-il aider concrètement un expert-comptable ?

Notre approche repose sur un accompagnement global et personnalisé, similaire à celui que nous proposons aux avocats et autres professions libérales. Le CGP apporte une vision d’ensemble que vous n’avez pas toujours le temps de construire seul : arbitrage entre enveloppes, suivi des plafonds, coordination avec vos obligations réglementaires, et surtout un plan d’action priorisé.

Si vous envisagez un projet immobilier, que ce soit pour diversifier votre patrimoine ou financer un investissement locatif, nous intégrons cette dimension dans la stratégie globale.

Quels exemples concrets montrent le plus clairement la valeur d’un CGP en fin de parcours ?

Les situations les plus parlantes sont souvent celles où un expert-comptable approche de la cession de son cabinet, avec un patrimoine constitué sur 20 ou 30 ans, mais rarement structuré de manière optimale sur le plan fiscal et successoral. C’est là qu’un rachat de trimestres peut parfois s’avérer pertinent pour optimiser le départ en retraite.

La coordination entre cession, transmission et stratégie de revenus post-activité nécessite une anticipation qu’un accompagnement CGP rend possible et concrète.