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Conseiller en gestion de patrimoine pour les chefs d’entreprise et dirigeants de PME

Quand on dirige une entreprise, on a souvent un patrimoine « déséquilibré ». Beaucoup de valeur est dans l’entreprise. Et peu ailleurs.

Un conseiller en gestion de patrimoine (CGP) aide à remettre de l’ordre, à prioriser, et à éviter les décisions « au feeling ». Chez Beauvoisine Patrimoine, l’accompagnement combine gestion de patrimoine, conseil en investissement financier et courtage en assurances. L’idée est simple : piloter votre patrimoine comme vous pilotez votre entreprise, avec une stratégie, des chiffres, des garde-fous, et un suivi. Les salariés ont aussi leurs spécificités patrimoniales, mais les enjeux d’un dirigeant sont d’un tout autre ordre.

Bon à savoir

Un bon conseil patrimonial n’est pas « un produit ». C’est une méthode : diagnostic, stratégie, mise en œuvre, puis ajustements réguliers.

Quelles sont les spécificités patrimoniales d’un dirigeant de PME ?

Vous avez des contraintes que le grand public n’a pas.

  • Un risque concentré : une grosse partie de votre patrimoine dépend de la santé de votre société.
  • Une liquidité limitée : vendre des parts ou sortir du cash peut être long, coûteux, voire impossible au mauvais moment.
  • Des décisions imbriquées : rémunération, fiscalité, investissements, protection sociale, transmission. Tout se parle.
  • Un « biais d’optimisme » fréquent : vous êtes bâtisseur. C’est une force. Mais ça pousse parfois à surinvestir dans son activité et à sous-protéger le reste.

Exemple simple : vous détenez 80% de votre patrimoine dans votre entreprise. Même si votre société va bien, votre diversification financière réelle est proche de 0%. Un CGP vous aide à construire le « patrimoine hors entreprise » sans mettre en danger la trésorerie ni votre train de vie.

Que fait concrètement un conseiller en gestion de patrimoine pour un dirigeant ?

Un CGP ne remplace pas votre expert-comptable ou votre avocat. Il coordonne. Il met en musique.

Typiquement, l’accompagnement couvre :

  • Le diagnostic : actifs, dettes, revenus, charges, statuts (SAS, SARL…), régime matrimonial, objectifs.
  • Le profil de risque : tolérance à la volatilité, horizon, besoins de liquidité.
  • La stratégie : enveloppes fiscales, investissements, protection, transmission, calendrier.
  • La mise en œuvre : sélection de solutions cohérentes, sans promesse de performance.
  • Le suivi : rééquilibrages, arbitrages, ajustements quand votre vie ou votre entreprise change.

Pourquoi l’arbitrage entre salaire et dividendes est-il si sensible ?

Votre rémunération est souvent le premier levier d’optimisation… et le premier piège.

  • Côté entreprise : l’impôt sur les sociétés (IS) est en général de 25%. Il peut exister un taux réduit de 15% sur une tranche de bénéfices sous conditions.
  • Côté personnel : les dividendes sont souvent imposés via un prélèvement forfaitaire de 30% (souvent appelé « flat tax »), dont 12,8% d’impôt et 17,2% de prélèvements sociaux.
  • –> Le salaire ouvre des droits (retraite, prévoyance), mais « coûte » en charges sociales.
Mode de rémunération À quoi ça sert surtout ? Avantages Limites / risques
Salaire Sécuriser vos droits sociaux, lisser vos revenus Droits retraite/prévoyance, crédibilité bancaire Charges sociales, rigidité, coût global
Dividendes Sortir du cash quand la société a de la marge Simplicité, fiscalité lisible (souvent 30%) Dépend du résultat distribuable, moins protecteur socialement
Mix salaire + dividendes Équilibrer protection et fiscalité Souvent le plus pragmatique Nécessite simulation, suivi annuel

Exemple simple

Votre société dégage 120 000 € de résultat. Selon votre stratégie (investir, distribuer, renforcer votre protection), le « meilleur » choix peut changer d’une année à l’autre. Un CGP vous aide à éviter la décision automatique (« tout en dividendes » ou « tout en salaire ») qui finit souvent par coûter cher.

Comment investir votre épargne personnelle sans vous « sur-exposer » à votre entreprise ?

Quand on est dirigeant, le risque n°1 est souvent la concentration. Vous êtes déjà « long » sur votre activité.

L’objectif est souvent double :

  • Construire une épargne liquide de sécurité (pro et perso).
  • Investir progressivement sur des actifs décorrélés de votre entreprise.

Quelles enveloppes faut-il connaître pour investir en France ?

Voici les enveloppes que les dirigeants croisent le plus :

Enveloppe À quoi ça sert ? Chiffres clés Points de vigilance
Compte-titres Investir sans plafond (actions, ETF, obligations…) Gains souvent imposés à 30% Fiscalité annuelle possible, volatilité
PEA Investir en actions européennes avec un cadre fiscal Versements plafonnés à 150 000 € Univers d’investissement plus limité
PEA-PME Compléter le PEA avec des PME/ETI Plafond “global” avec PEA : 225 000 € Risque actions souvent plus élevé
Assurance-vie Investir long terme, préparer la transmission Après 8 ans : abattement annuel de 4 600 € (9 200 € pour un couple) sur les gains retirés Frais, choix du contrat, horizon
PER Préparer la retraite avec déduction possible Déduction selon vos revenus, avec des planchers/plafonds Épargne moins liquide, fiscalité à la sortie

Avantage fiscal

Le PEA est souvent utile pour « prendre date » tôt : après 5 ans, les gains retirés ne sont pas soumis à l’impôt sur le revenu, mais restent soumis aux prélèvements sociaux. Utilisez notre simulateur PEA pour estimer vos gains potentiels.

Exemple simple (PEA) : vous versez 50 000 €. Quelques années plus tard, votre PEA vaut 70 000 €. Vous retirez après 5 ans : le gain de 20 000 € n’est pas imposé à l’impôt sur le revenu, mais reste soumis aux prélèvements sociaux (ordre de grandeur : 17,2% sur le gain).

Exemple simple (assurance-vie) : vous retirez 15 000 € dont 3 500 € de gains sur un contrat de plus de 8 ans. Si vous êtes seul, l’abattement annuel de 4 600 € peut couvrir ces gains. Vous ne payez alors pas d’impôt sur le revenu sur cette part (mais d’autres prélèvements peuvent s’appliquer selon les cas).

Pour aller plus loin dans la diversification de vos placements, découvrez notre guide sur les ETF et lazy portfolios, une approche adaptée aux dirigeants qui manquent de temps.

Comment un cabinet comme Beauvoisine Patrimoine peut-il aider sur la protection (assurances) ?

Beaucoup de dirigeants sont mal couverts. Pas « un peu ». Vraiment mal.

Deux angles sont souvent critiques :

  • Votre personne : arrêt de travail, invalidité, décès, dépendance.
  • Votre entreprise : homme clé, associés, emprunts, continuité d’exploitation.

En courtage en assurances, l’enjeu n’est pas d’empiler des contrats. C’est de couvrir les risques qui mettent votre famille ou votre entreprise en danger, avec des garanties lisibles. La question de la protection rejoint aussi celle du contrat de mariage et de la clause de préciput, un outil trop souvent négligé par les dirigeants.

Exemple simple : si vous êtes indispensable au chiffre d’affaires, une incapacité de 6 mois peut mettre en péril la boîte. Une assurance homme clé peut financer une période de transition (recrutement, baisse de CA, accompagnement).

Comment préparer la cession ou la transmission de votre entreprise sans subir ?

C’est souvent là que se joue « le vrai patrimoine ». Et pourtant, beaucoup attendent trop.

Deux familles d’outils reviennent souvent :

  • La transmission familiale : donations, pactes, gouvernance.
  • La sortie (cession) : sécurisation du prix, allocation post-cession, fiscalité, calendrier.

Quelques repères très connus :

  • Donation à un enfant : abattement de 100 000 € par parent et par enfant (règles et délais à vérifier selon votre situation).
  • Don familial de somme d’argent : jusqu’à 31 865 € sous conditions, cumulable avec d’autres abattements.
  • Pacte Dutreil : peut permettre une exonération de 75% de la valeur des titres transmis, sous conditions strictes.

Pour mieux comprendre les mécanismes de démembrement souvent utilisés dans ces stratégies, consultez notre page sur l’usufruit et la nue-propriété.

Exemple simple (transmission) : vous transmettez 1 000 000 € de titres. Une exonération de 75% ramène la base taxable à 250 000 € avant application des autres abattements et règles. La différence peut être majeure, mais les conditions et la rédaction doivent être impeccables.

Bon à savoir

La transmission est aussi un sujet de gouvernance : qui décide, qui reçoit quoi, à quel rythme, avec quelles règles. C’est rarement « juste fiscal ». Pour approfondir ce sujet, consultez notre guide complet pour recevoir un héritage.

Comment éviter les erreurs classiques quand on choisit un CGP ?

Voici une checklist simple, utile quand on est pressé.

  • Est-ce que la stratégie est écrite, chiffrée et compréhensible ?
  • Est-ce qu’on vous parle aussi de risques, de scénarios, et de limites ?
  • Est-ce qu’on vous explique les frais (en euros, pas seulement en %) ?
  • Est-ce que le CGP est indépendant ou lié à un réseau ? (Ce n’est pas forcément un critère de qualité en soi, mais c’est un critère de transparence.)
  • Est-ce que le conseil intègre aussi les assurances et la protection sociale ?

Quels exemples concrets permettent de se projeter quand on est dirigeant ?

Voici quelques situations que nous rencontrons régulièrement chez Beauvoisine Patrimoine :

  • Dirigeant en SAS, 45 ans : patrimoine à 90% dans l’entreprise. Objectif : diversifier progressivement, sécuriser la retraite, protéger le conjoint.
  • Gérant majoritaire SARL, 55 ans : cession envisagée dans 5 ans. Objectif : préparer la transmission, limiter la fiscalité, structurer l’après-cession.
  • Couple co-gérants, 40 ans : pas de contrat de mariage adapté, pas de prévoyance croisée. Objectif : sécuriser l’entreprise en cas de coup dur, anticiper la transmission.

Dans chacun de ces cas, le point de départ est le même : un diagnostic patrimonial rigoureux, qui tient compte des réalités de l’entreprise autant que de celles du foyer.