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Conseiller en gestion de patrimoine pour les fondateurs de startup

Vous avez un profil atypique. Votre « patrimoine » est souvent concentré dans une seule ligne : votre startup. Sur le papier, la valeur peut grimper vite. Dans la vraie vie, c’est illiquide, risqué, et fiscalement piégeux.

Un conseiller en gestion de patrimoine (CGP) utile ne vous vend pas un produit. Il met de l’ordre, chiffre les scénarios, réduit les angles morts et coordonne les sujets (investissement, fiscalité, assurance, transmission).

Bon à savoir

Un bon accompagnement commence par des chiffres simples (cash disponible, impôts possibles, coûts fixes, calendrier), pas par un « portfolio modèle ».

Pourquoi votre patrimoine ressemble-t-il souvent à un pari concentré ?

Parce que vous cumulez trois réalités, rarement réunies ailleurs :

  • Une forte concentration : actions non cotées, BSPCE, parfois une holding.
  • Une liquidité incertaine : « valorisé » ne veut pas dire « vendable ».
  • Des revenus irréguliers : salaire parfois faible, bonus variable, secondaire ponctuel.

Résultat : vous pouvez être « riche sur le papier » et fragile en trésorerie personnelle.

Exemple simple : vous dépensez 6 000 € par mois (logement, famille, crédit, impôts).
Votre budget annuel « incompressible » est d’environ 72 000 €.
Sans réserve, un imprévu (santé, procès, divorce, perte de client, burn-out) devient un sujet financier, pas seulement personnel.

À quels moments clés les décisions patrimoniales coûtent-elles le plus cher ?

La plupart des erreurs arrivent dans ces fenêtres :

  • Avant une levée : dilution, pool BSPCE, rémunération, protection du dirigeant.
  • Lors d’un secondaire : arbitrage entre cash perso et risque de concentration.
  • Avant une cession : structuration (direct vs holding), calendrier, clauses, impôts.
  • Après une liquidité : investissement, fiscalité, transmission, protection de la famille.

Après une cession ou un secondaire, se pose aussi la question du placement des liquidités reçues : comment les faire travailler sans prendre de risque disproportionné ?

Quelles notions techniques devez-vous comprendre avant de « faire une stratégie » ?

Qu’est-ce que votre profil d’investisseur, et pourquoi ce n’est pas un quiz marketing ?

Deux personnes peuvent avoir le même âge et le même patrimoine, mais une capacité de risque opposée. Chez un fondateur, la question clé est : « Que se passe-t-il si mon actif principal (ma startup) perd 50 % de valeur sur le papier… et reste invendable 24 mois ? »

Un CGP sérieux vous fait travailler sur :

  • Horizon (3 ans, 7 ans, 15 ans).
  • Besoin de liquidité (fonds de sécurité).
  • Tolérance au risque (psychologique) et capacité au risque (financière).

Comprendre votre profil d’investisseur est la première étape indispensable avant toute décision d’allocation.

Qu’est-ce que l’allocation d’actifs, et pourquoi c’est votre anti-concentration ?

L’allocation d’actifs, c’est la répartition entre grandes familles (cash, obligations, actions, immobilier, etc.).
Pour un fondateur, l’objectif n’est pas de « surperformer ». L’objectif réaliste est de ne pas dépendre d’un seul scénario (exit rapide, IPO, rachat, etc.).

Quelle fiscalité simple retenir en 2026 sur vos gains et placements ?

La fiscalité change. Et en 2026, un point attire l’attention : la hausse de la CSG sur une partie des revenus du capital, qui fait évoluer le total des prélèvements sociaux et, mécaniquement, la flat tax sur les revenus concernés.

Pourquoi parle-t-on de 30 % ou 31,4 % de flat tax en 2026 ?

  • Le PFU « historique » est souvent présenté comme 30 % = 12,8 % d’impôt + 17,2 % de prélèvements sociaux.
  • Depuis le 1er janvier 2026, une hausse de CSG vise une large partie des revenus du capital (avec des exceptions), ce qui porte le total de prélèvements sociaux à 18,6 % et donc le PFU à 31,4 % sur les revenus concernés. (UFC-Que Choisir)
  • Les listes exactes et cas particuliers font encore l’objet de précisions administratives.

Concrètement, sur un gain de 2 000 000 €, 1,4 point de différence représente 28 000 € d’écart. C’est rarement « anecdotique » à l’échelle d’une sortie.

Exemple : gain de 2 000 000 €
PFU à 30 % ⇒ environ 1 400 000 € « net fiscal »
PFU à 31,4 % ⇒ environ 1 372 000 € « net fiscal »
Écart ⇒ 28 000 €

Pour anticiper l’impact d’une donation ou d’une transmission familiale sur ces montants, vous pouvez utiliser notre simulateur de donation gratuit.

Comment fonctionnent les BSPCE, et quelles erreurs éviter depuis 2025 ?

Les BSPCE sont un terrain miné, surtout depuis les évolutions récentes.
Depuis le 1er janvier 2025, l’administration distingue deux types de gains (gain « de nature salariale » et gain « de cession »), avec des modalités d’imposition différentes. (impots.gouv.fr)

Trois erreurs fréquentes :

  • Découvrir la fiscalité au moment de la vente.
  • Ne pas simuler plusieurs calendriers (vente en 2 fois, secondaire, etc.).
  • Confondre « prix d’exercice », « valeur à l’exercice » et « prix de vente ».

Quels sont les chiffres clés des enveloppes utiles aux fondateurs ?

Voici un tableau de repères, volontairement pratique :

Outil À quoi ça sert ? Chiffres utiles Fiscalité (très simplifiée) Limites / risques
Livret A Réserve de sécurité Plafond 22 950 € ; taux 1,5 % à partir du 1er février 2026 Intérêts exonérés Rendement faible, plafonné (Ministère de l’Économie)
LDDS Complément de réserve Plafond 12 000 € ; rémunération identique au Livret A (1,5 % au 1er février 2026) Intérêts exonérés Plafonné (Ministère de l’Économie)
PEA Investir en actions UE avec cadre fiscal Versements : 150 000 € (PEA), 225 000 € (PEA-PME), cumul plafonné à 225 000 € Après 5 ans : IR exonéré, prélèvements sociaux dus Risque actions, règles d’éligibilité (Ministère de l’Économie)
Assurance-vie Investir avec souplesse + transmission Après 8 ans : abattement annuel 4 600 € (9 200 € couple) sur les gains lors de rachats Fiscalité variable selon durée et versements Frais selon contrat, risque UC (Ministère de l’Économie)
PER Préparer retraite + déduction possible Plafond calculé via revenus pro ; PASS 2026 = 48 060 € Déduction à l’entrée possible, fiscalité à la sortie Argent plus “bloqué” jusqu’à la retraite (sauf cas) (Service Public)

Parmi ces enveloppes, le PEA mérite une attention particulière : notre simulateur PEA vous permet de projeter le rendement net selon votre horizon de placement.

Avantage fiscal

Le PEA est souvent sous-utilisé par les fondateurs après une liquidité, car il permet (sous conditions) une exonération d’impôt sur le revenu après 5 ans. Mais les prélèvements sociaux restent dus, et les règles 2026 doivent être vérifiées selon la date et la nature des gains.

Les fondateurs qui cherchent à diversifier dans des actifs à avantage fiscal peuvent aussi explorer les SOFICA, un outil de défiscalisation souvent méconnu.

Comment préparer une liquidité sans vous exposer inutilement ?

La bonne question n’est pas « où investir ? ». C’est « dans quel ordre ? ».

1. Sécuriser une réserve personnelle
Beaucoup de fondateurs visent 6 à 12 mois de dépenses sur supports liquides (Livret A/LDDS, compte courant rémunéré, etc.).
Le chiffre dépend de votre stabilité de revenus et de votre charge mentale.

2. Chiffrer le net après impôts, avant de signer
Vous devez connaître :

  • La base taxable (gain réel, prix d’acquisition, frais).
  • Le régime fiscal probable.
  • Les options possibles (étalement, arbitrage, timing).

3. Diversifier progressivement
Vous n’êtes pas obligé de « tout vendre » pour réduire le risque. Un secondaire partiel (quand il est possible) peut déjà transformer votre quotidien.

Exemple : vous vendez 5 % de votre société sur un secondaire à une valorisation de 40 M€.
Produit brut : 2,0 M€.
Si on assimile le gain à 2,0 M€ et qu’un PFU à 31,4 % s’applique : net indicatif ≈ 1,372 M€.
Ce net peut financer : réserve, immobilier, diversification, protection familiale.

Si un projet immobilier fait partie de votre plan de diversification, notre simulateur de crédit immobilier peut vous aider à calibrer votre capacité d’emprunt.

Quand une holding est-elle utile, et quand devient-elle une usine à gaz ?

Une holding peut servir à :

  • Réinvestir, structurer, mutualiser des participations.
  • Préparer une stratégie d’apport-cession (cas très encadré).

Mais elle a des coûts et de la complexité :

  • Comptabilité, juridique, déclaratif.
  • Arbitrages IS/IR, remontées de dividendes, conventions, etc.

Cas clé à connaître : l’apport-cession (article 150-0 B ter) impose notamment des conditions de réinvestissement (au moins 60 % dans un délai défini). Le non-respect peut entraîner une imposition rétroactive.

Quelles assurances protègent votre capacité à créer et à décider ?

On pense rarement à la prévoyance quand tout va bien. Pourtant, un arrêt prolongé, un accident ou une invalidité peut compromettre tout l’édifice. L’enjeu pour un fondateur : maintenir ses revenus et sa capacité de décision en cas de coup dur.

Les indemnités de prévoyance sont un sujet souvent sous-estimé par les dirigeants. Connaître vos droits et vos lacunes de couverture est essentiel pour éviter les mauvaises surprises.

Les fondateurs ayant des proches vulnérables (enfants mineurs, parents dépendants) doivent aussi connaître les mécanismes de tutelle et curatelle pour anticiper les scénarios d’incapacité.

Enfin, la rédaction d’un testament adapté aux chefs d’entreprise permet de sécuriser la transmission de vos parts et la protection de vos associés et de votre famille.

Comment Beauvoisine Patrimoine accompagne-t-il concrètement les fondateurs ?

Nous intervenons sur les quatre axes qui comptent pour un fondateur :

  • Diagnostic patrimonial complet : cartographie de vos actifs, passifs, cash-flow, fiscalité prévisionnelle.
  • Scénarios chiffrés : simulation de cession, secondaire, apport-cession, holding, diversification.
  • Coordination : travail avec votre avocat, expert-comptable, notaire.
  • Suivi dans la durée : revue annuelle, ajustements, veille réglementaire.

Notre approche s’adresse aussi aux professions libérales et indépendants qui partagent des problématiques similaires de rémunération irrégulière et de structuration patrimoniale.

Quels exemples concrets peuvent vous aider à vous projeter ?

Chaque situation de fondateur est unique, mais les schémas se répètent. Voici les cas les plus fréquents que nous traitons :

  • Fondateur pre-seed avec 100 % de son patrimoine dans sa société, sans épargne de précaution.
  • CTO en série B avec BSPCE exerçables et aucune visibilité fiscale sur le gain potentiel.
  • Fondateur post-exit avec 3 M€ nets, aucune stratégie de placement, et un besoin de structurer rapidement.

Dans chaque cas, la démarche commence par un diagnostic, pas par un produit. Vous souhaitez faire le point sur votre situation ? Contactez Beauvoisine Patrimoine pour un premier échange sans engagement.